BORDERS, TIME AND EUROPE :

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Arthur Wagon :

"N’en déplaise aux tenants de l’approfondissement conceptuel et autres triturations savantes du discours sur l’oeuvre, je crois que nous avons touché du doigt un mode de création instantané, jubilatoire. Il fallait tenir un rythme effrené qui s’insérait tant bien que mal entre deux visites. Il y a dans la démarche quelque chose de Dada et de Beatnik, une effervescence spontanée indissociable de l’idée de voyage."

Alexis Burlat

"La pixilation ouvre de toutes possibilités de mouvements et permet de fixer des déplacements impossible à réaliser avec d’autres techniques comme la video en continu ou le cinéma d’animation à base de dessin. Nos créations ont été réalisées avec peu de matériel : un simple appareil photo numérique que nous avions pour le voyage. C’est un art entre la photographie et le cinéma et qui allie toutes les qualités de l’un et de l’autre, une sorte de photographie animée pour laquelle le concepteur maîtrise chacune des images (12 par seconde). Le décor existe déjà. Les villes offrent des décors variés et merveilleux qui permettent d’exprimer notre expérience du lieu : les personnages grouillant sur la place de Montpellier, les facades de Gaudi ou les palais de l’Alhambra.

A Tokyo, en simplement 48h (voyage surprise annoncé la veille du départ), j’ai pris le temps de faire quelques photographies en rafale (position automatique sur mon appareil Casio EX-S770, peu fantastique mais pratique) au carrefour de Shibuya, le plus célèbre et surtout le plus fréquenté. Le tout entre une pose café au Starbuck Coffee et une visite. Avec mes yeux de plasticien et ma passion (obsession), j’ai essayé de capter le substrat de "Tokyo en 2 jours". Quand je le regarde en effet aujourd’hui, ce morceau de vie est magique : les japonais s’y activent comme des automates au milieu d’un monde fou complètement automatisé lui aussi !"

Hugo Doubek :

Cette technique "arrêt sur image" a été découverte par Emile Colh alors que son appareil s’était bloqué. Le temps de le réparer, une minute s’est écoulée et une voiture s’est métamorphosée en corbillard, les hommes en femmes. Dans les premiers films à trucage, les métamorphoses étaient nécessaires. En les créant on s’est aperçu qu’elles fournissaient une nouvelle possibilité d’exploration du récit (fiction, surréalisme des situations). C’est une technique relativement simple très adaptée au moyens réduits de l’époque. Aujourd’hui, cette approche de la vidéo reste plastiquement très riche, magique et permet d’obtenir un résultat décalé, presque futuriste dans un univers d’images lissées. La pixilation renvoie à un monde de marionnettes. Quand nous avons réalisé ces petites animations en voyage en Espagne, nous n’avions pas encore vu les films des Versus mais, aujourd’hui, de les voir nous conforte dans notre envie de poursuivre (petit sentiment de déception d’appartenir à un courant à la mode… pas de jalousie, nous ne sommes pas les inventeurs de cette technique, nous, mais plus des expérimentateurs). Nous aimons bien le style rapide, l’accélération qui est normalement à éviter dans un film d’animation volume mais qui, là, est le défaut transformé en qualité . Pour conclure, ces petits films sont uniques par le hasard des rencontres d’amitiés et de lieux dans lesquels fixer ensemble des souvenirs."

Alexis Burlat et Hugo Doubek :

La première réalisation érotique du groupe c’est Cordoue -> Corps doux ! Le clou !

UNE REFERENCE EN LA MATIERE : à connaître absolument, Tony & Paul Versus :